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conférence

  • Protectionnisme en Laponie

    Vous aurez sans doute du mal à le croire, mais il semblerait que certains, de nos jours, croient encore aux bienfaits du protectionnisme. Vendredi dernier, on m'a ainsi expédié à Rieselka en Laponie pour participer à un colloque au cours duquel une personne a répété une rengaine que vous reconnaîtrez sans doute : notre pays se devait de préserver les usines françaises de la concurrence asiatique. Son idée était la suivante : la concurrence étrangère entraîne des faillites d’entreprises en France ; il est donc impératif que nous défendions nos industries contre cette concurrence diabolique ; à l'évidence, le protectionnisme est le seul moyen de mettre un terme à la délocalisation et à la concurrence. Cette logique est de mon point de vue une aberration, car l'on sait depuis quelques des années déjà que le protectionnisme n'a pas d'effets bénéfiques. Le protectionnisme pourrait se définir comme une politique visant à bloquer l’arrivée de produits extérieurs sur le marché français, pour la seule raison qu’ils n'ont pas fabriqués sur notre territoire. Le protectionnisme ne prête ainsi pas la moindre attention au fait que ces derniers peuvent être meilleurs pour le citoyen. Dans les faits, le protectionnisme est à la base un leurre, et ce autant pour les citoyens que pour les secteurs désirant être préservés. Les français se voient en effet empêcher l’accès aux biens étrangers. Ils sont en conséquence contraints de payer le prix fort et ont moins de choix à leur disposition. Au début, les producteurs locaux paraissent sortir gagnants. Ils sont de fait délivrés de la concurrence extérieure et ne doivent ainsi pas s'accorder au marché. Le risque est cependant qu'ils deviennent ainsi paresseux : protégés comme il les sont, ils évolueront moins. Et le jour où les mesures de protection seront abolies, ce seront eux les grands perdants. Les producteurs locaux auront pu se remettre sur pied durant un moment mais seront complètement distancés quand ils seront forcés de faire face au marché ! Heureusement, le dîner était agréable et m'a offert le prétexte parfait pour ne pas trop écouter les absurdités qui ont été exprimées à table. D'ailleurs, ce colloque était dans l'ensemble planifié aux petits oignons. Si vous voulez voir à quoi ça ressemblait, suivez le lien sur le site de l’organisateur de ce séminaire en Laponie, vous retrouvez les photos et les comptes rendus en suivant le lien.

  • Conf'innov en Finlande

    Il n'y a pas longtemps, ma boîte m'a envoyé à Ryika en Finlande pour y participer à un incentive. Je suis habitué à en faire (ma DRH semble convaincue que c'est le remède à tous les problèmes), et de manière générale, je considère ce genre d'événement comme une punition. Je voyage déjà bien assez pour le travail, et ne passe pas autant de temps que je le souhaiterais auprès de mes proches. Je n'ai donc aucun besoin qu'un type en haut lieu me rajoute des déplacements supplémentaires pour me motiver à mieux travailler. Mais au final, lors de ce dernier incentive, je dois dire que j'ai été agréablement surpris. Celui-ci était en effet constitué d'une série de défis visant à promouvoir la cohésion de groupe. Un thème relativement classique, mais qui peut être traité de multiples façons. Et cette fois, on peut dire que cela a fonctionné. Il faut dire que quand vous vous retrouvez à devoir agir de concert, et avec la plus grande précision, pour créer une pyramide humaine, ça crée d'emblée une certaine connivence entre les participants ! Mais le meilleur, à mon sens, reste que les animations concouraient également à promouvoir la créativité de chacun. Et ça, c'est un sujet essentiel qui est rarement traité, au sein de l'entreprise. Au fil de ma carrière et de mes passages par diverses entreprises, j'ai pu observer combien les employeurs faisaient presque systématiquement l'impasse sur cette notion essentielle : l'imagination des collaborateurs. Le potentiel créatif est bien trop souvent brisé par un système de règles trop strictes, au sein duquel l'employé un peu inventif apprend à garder le silence. Il y a là une immense matière grise en stand-by dont les entreprises pourraient tirer profit, pour peu qu'elles apprennent à écouter les suggestions de ceux qui connaissent le mieux le terrain et les conditions de travail. J'ai décidément été ravi de cet incentive, car on y apprenait à encourager deux valeurs qui font à mon sens toute la différence avec le management à l'ancienne : la cohésion de groupe et la créativité individuelle. Voilà le site de l'agence qui a organisé ce voyage incentive en Finlande, si vous souhaitez en savoir plus.