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Vers le haut - Page 5

  • Une planète inhabitable

    Les dystopies climatiques inondent la culture populaire, provoquant chez certains d'entre nous une forme d'angoisse du lendemain, ou de l'été qui vient. David Wallace-Wells nous apprend aujourd'hui dans le New York Magazine que ces craintes sont en deçà de la réalité. «La plupart des gens parlent comme si Miami et le Bangladesh avaient une chance de survivre, écrit-il en introduction. La plupart des scientifiques à qui j'ai parlé estiment que nous les perdrons d'ici la fin du siècle, même si nous arrêtons de consommer des énergies fossiles dans la décennie qui vient.» Dans cette enquête fascinante, il dresse ensuite la liste des menaces directes et concrètes à l'égard de l'homme, des menaces qui pourraient apparaître avant la fin du siècle. Par exemple, la température du thermomètre mouillé, une mesure de l'évaporation d'eau dans une parcelle d'air, est sur le point d'atteindre un seuil critique. «Même si nous atteignons le seuil des deux degrés de réchauffement prévus par les Accords de Paris, des villes comme Karachi ou Calcutta deviendront inhabitables, subissant chaque année des vagues mortelles de chaleur comme celles qui les ont paralysées en 2015. Si on atteint quatre degrés d'augmentation, la vague de chaleur mortelle qui a frappé l'Europe en 2003, et qui a tué 2.000 personnes par jour, deviendra un été normal.» Les stocks de nourritures pourraient aussi être affectés à travers le monde. Les sécheresses transformeront les terres cultivées les plus importantes en déserts: on estime que, d'ici 2080, si rien n'est fait pour réduire les émissions, le sud de l'Europe pourrait, entre autres régions, voir ses terres mourir. Aujourd'hui, 10.000 personnes meurent chaque année à cause de l'air pollué, et plus de 330.000 à cause de la fumée provoquée par les incendies. La forêt amazonienne, pourtant tropicale, pourrait devenir si sèche que des feux se propageraient sans peine et détruiraient une grande partie de sa surface. Quand on sait que la forêt fournit 20% de notre oxygène, il est difficile de ne pas être inquiet. Les océans aussi seront bientôt dangereux, et pas seulement parce que le niveau de l'eau va augmenter. Le carbone contenu dans les océans et les mers représentent un tiers du total sur la planète et engendre une acidification de l'eau. Cela va augmenter la température de l'eau et menacer de nombreuses espèces. Saviez-vous également que l'Arctique renferme dans sa glace des maladies qui n'ont pas parcouru l'air depuis des millions d'années? Des scientifiques ont également découvert il y a peu des traces de peste bubonique, de varioles, et même de cette grippe qui a tué plus de cent millions de personnes au début du XXe siècle. La fonte des glaces pourrait libérer ces maladies. L'année dernière, un garçon est ainsi mort à cause de l'anthrax qui avait déjà contaminé et tué un cerf il y a plus de soixante-dix ans. Ce dernier est remonté à la surface à cause de la fonte du permafrost.

  • J'aime l'Angleterre

    Alors bon, je n'ai pas vraiment fait un voyage en chaussons, comme vous vous en doutez (enfin, j'espère, sinon vous me prenez pour bien plus sonné que je ne le suis :-p). Mais le voyage dont je vais parler aujourd'hui était tout de même bien plus confort que ceux auxquels je suis habitué. En effet, quand ma femme et moi partons en voyage, nous avons généralement pour habitude de nous débrouiller de A à Z. En clair, on part à l'aventure, et on décide une fois sur place ce qu'on va faire. Mais récemment, nous nous sommes laissés tentés par un voyage de groupe en Angleterre, et je dois avouer que j'ai beaucoup apprécié le côté reposant qu'il y a à être cadré. Le plus grand avantage, à mon sens, c'est de ne plus avoir autant de responsabilités et de décisions à prendre. Pour une fois, mon épouse et moi n'avons pas perdu de temps à décider de ce que nous allions faire. Parce qu'habituellement, c'est plutôt comme ça : « Qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui ? » « Aucune idée. Et toi ? » « C'est moi qui ai posé la question le premier ». Du coup, entre flemme et hésitations métaphysiques, on ne profite pas pleinement de tout ce qu'il y a à voir et à faire. Dans un voyage de groupe, au moins, il y a un planning agencé. Il y a une heure de départ qui ne permet par exemple pas à votre dulcinée de traînasser au lit toute la matinée pendant que vous tournez comme un lion en cage, impatient à l'idée de commencer enfin la journée ! Toute ressemblance avec des événements ou des personnes existantes est absolument non fortuite. Le voyage de groupe ne remplacera à mon sens jamais le voyage individuel : je continue de penser que voyager de façon autonome permet de profiter davantage de la culture du pays. Mais je dois admettre que, de temps à autre, c'est agréable. C'est en tout cas une expérience intéressante à faire au moins une fois ! A lire sur le site internet de Voyage Groupe en Angleterre.

  • Du bitume anti-bruit

    La capitale a signé ce mardi une convention avec la Commission européenne permettant de tester, dès 2018, trois formules innovantes de revêtement routier bitumeux. L’avenue du Général Leclerc, dans le XIVe arrondissement, est le premier site choisi. Paris va expérimenter l’an prochain des types de bitume qui peuvent à la fois atténuer le bruit de la circulation routière et permettre de rafraîchir l’air, suite au vote ce mardi par le Conseil de Paris mardi d’une convention. Pour mettre en place cette expérimentation, d’un coût global de 2,9 millions d’euros, une convention avec la Commission européenne a été votée afin de percevoir 1,35 million d’euros d’un financement européen du programme Life pour l’environnement et le climat. Le projet va étudier trois formules innovantes de revêtement routier bitumeux, qui possèderont «à la fois des propriétés phonique et thermique, ainsi qu’une durabilité acceptable», indique la Ville. Il s’agit de réduire la pollution sonore «en réduisant le bruit émis par le contact des pneumatiques des véhicules avec l’enrobé». Pour lutter contre les «ilôts de chaleur» particulièrement présents en ville, seront testés des revêtements pouvant retenir l’eau en surface, et ainsi rafraîchir l’air. Seront également testés «les effets de leur couleur sur la restitution de chaleur». Paris avait candidaté à ce programme «Life C-low-n Asphalt» (cool and low-noise asphalt) avec l’entreprise de construction routière Colas et d’infrastructures Eurovia de même qu’avec l’association Bruitparif, qui recevront une part de la subvention. À Paris, environ 22% de la population est concernée par les nuisances sonores.