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  • Protectionnisme en Laponie

    Vous aurez sans doute du mal à le croire, mais il semblerait que certains, de nos jours, croient encore aux bienfaits du protectionnisme. Vendredi dernier, on m'a ainsi expédié à Rieselka en Laponie pour participer à un colloque au cours duquel une personne a répété une rengaine que vous reconnaîtrez sans doute : notre pays se devait de préserver les usines françaises de la concurrence asiatique. Son idée était la suivante : la concurrence étrangère entraîne des faillites d’entreprises en France ; il est donc impératif que nous défendions nos industries contre cette concurrence diabolique ; à l'évidence, le protectionnisme est le seul moyen de mettre un terme à la délocalisation et à la concurrence. Cette logique est de mon point de vue une aberration, car l'on sait depuis quelques des années déjà que le protectionnisme n'a pas d'effets bénéfiques. Le protectionnisme pourrait se définir comme une politique visant à bloquer l’arrivée de produits extérieurs sur le marché français, pour la seule raison qu’ils n'ont pas fabriqués sur notre territoire. Le protectionnisme ne prête ainsi pas la moindre attention au fait que ces derniers peuvent être meilleurs pour le citoyen. Dans les faits, le protectionnisme est à la base un leurre, et ce autant pour les citoyens que pour les secteurs désirant être préservés. Les français se voient en effet empêcher l’accès aux biens étrangers. Ils sont en conséquence contraints de payer le prix fort et ont moins de choix à leur disposition. Au début, les producteurs locaux paraissent sortir gagnants. Ils sont de fait délivrés de la concurrence extérieure et ne doivent ainsi pas s'accorder au marché. Le risque est cependant qu'ils deviennent ainsi paresseux : protégés comme il les sont, ils évolueront moins. Et le jour où les mesures de protection seront abolies, ce seront eux les grands perdants. Les producteurs locaux auront pu se remettre sur pied durant un moment mais seront complètement distancés quand ils seront forcés de faire face au marché ! Heureusement, le dîner était agréable et m'a offert le prétexte parfait pour ne pas trop écouter les absurdités qui ont été exprimées à table. D'ailleurs, ce colloque était dans l'ensemble planifié aux petits oignons. Si vous voulez voir à quoi ça ressemblait, suivez le lien sur le site de l’organisateur de ce séminaire en Laponie, vous retrouvez les photos et les comptes rendus en suivant le lien.

  • Une clinique pour accroc à Facebook

    En Algérie, les internautes les plus accros au réseau social Facebook seront désormais traités comme les drogués. La raison d’une telle initiative privée provient de craintes que les utilisateurs vulnérables se fassent de plus en plus souvent laver le cerveau par des groupes islamistes extrémistes. Une clinique pour les accros à Facebook ouvre en Algérie dans le contexte de craintes que les utilisateurs de ce réseau social soient vulnérables à l’influence dangereuse de groupes islamistes extrémistes qui ne cessent de diffuser leur propagande sur Facebook. L'établissement privé a été ouvert dans la ville de Constantine, dans l’est du pays, offrant des programmes spécialement conçus pour les utilisateurs de médias sociaux, informe le site The New Arab. Pour le moment, il y a environ 10 millions d'utilisateurs de Facebook en Algérie et le nombre de ces derniers augmente de 10% par an. Le directeur de la clinique, Raouf Boqafa, a déclaré qu'il craignait que certains utilisateurs vulnérables aient été ciblés par les islamistes qui utilisent le site comme un outil de recrutement. Son équipe s’occupera également des addictions "classiques", aux drogues, au tabagisme et à l'alcool. "Le problème principal est que les gens sous-estiment souvent le mal que Facebook peut faire par rapport au risque de drogues physiques", a ajouté M. Boqafa.

  • Méditerranée: 10,000 morts

    Plus de 10.000 migrants ont perdu la vie en Méditerranée, en tentant de rejoindre l'Europe, depuis 2014, a déclaré mardi à Genève un porte-parole du Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR). En 2014, il y a eu 3.500 morts en Méditerranée, l'an dernier 3.771, auxquels s'ajoutent 2.814 décès depuis le début de 2016, a précisé le porte-parole, en dénonçant à l'AFP ce chiffre "horrible". Depuis 2014, le chiffre des décès en mer Méditerranée ne cesse d'augmenter, a indiqué le porte-parole, "pour arriver à plus de 10.000". Ce seuil, a-t-il ajouté, a été "dépassé au cours des derniers jours". De son côté, l'OIM (Organisation internationale pour les Migrations), qui ne dépend pas de l'ONU, mais qui est basée à Genève, estime que depuis le début de l'année 2016 il y a eu 2.809 morts en Méditerranée, à comparer avec 1.838 morts durant le 1er semestre 2015. "Le nombre de décès en Méditerranée en 2016 dépasse de presque 1.000 personnes le bilan du 1er semestre 2015, alors qu'il reste encore 3 semaines avant la fin du 1er semestre 2016", a indiqué l'OIM dans un communiqué. L'OIM a également donné des précisions sur le naufrage la semaine dernière d'un bateau de migrants au large des cotes de la Crète. Selon l'OIM, qui se base sur des témoignages, 648 à 650 personnes étaient à bord du bateau, et 320 manquent à l'appel. En date du 5 juin 2016, poursuit l'OIM, 206.400 réfugiés et migrants sont arrivés en Europe par la mer, via la Grèce, Chypre et l'Espagne depuis le début de 2016. Aucun décès n'a été signalé en Méditerranée depuis samedi 4 juin.