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  • Une offre sanitaire en recul, mais laissant subsister des établissements trop petits, mal situés et insuffisamment spécialisés

    Depuis leur création, les UGECAM ont recentré leur offre sanitaire sur les soins de suite et de réadaptation et le développement d’alternatives à l’hospitalisation complète. Depuis 2006, elles ont ainsi fermé 540 lits, soit 7 % de leurs capacités sanitaires, par désengagement des activités de médecine, obstétrique et dans une moindre mesure, de psychiatrie, par transferts d’établissements à d’autres opérateurs et par regroupement de huit établissements en trois entre 2014 et 2016. Les établissements de soins de suite et de réadaptation offrent pour la très grande majorité d’entre eux des soins spécialisés en orthopédie et en neurologie. À ce titre, ils ont développé des expertises reconnues en matière de prises en charge spécialisées de pathologies sévères, comme les soins et la rééducation des amputés, des grands brûlés et des blessés médullaires ou sur des filières rares, comme la nutrition infantile ou l’addictologie. En revanche, une quinzaine d’établissements consacrent une part majoritaire de leur activité à des soins polyvalents et n’ont pas de technicité dans un domaine particulier. L’activité sanitaire évolue pour s’inscrire davantage dans une logique de parcours de soins conformément à l’objectif fixé par la convention d’objectifs et de gestion (COG) de l’assurance maladie avec l’État pour les années 2014 à 2017. Ainsi, une orientation nationale de développement de l’activité de neurologie a été fixée dans le projet du « groupe UGECAM », afin de renforcer la filière post-AVC et d’anticiper sur le recul attendu des besoins d’hospitalisation complète en orthopédie. Le développement d’alternatives à l’hospitalisation complète est un autre axe prioritaire de la COG. En 2015, les UGECAM avaient ainsi développé une prise en charge en hospitalisation à temps partiel, à hauteur de 18,3 % des journées réalisées, deux fois plus importante que la moyenne nationale (9,7 %). Les UGECAM Nord-Est, Nord-Pas-de-Calais, Alsace et PACA-Corse ont une activité particulièrement élevée en ce domaine. Ces évolutions d’activités se heurtent cependant à la faible dimension des établissements qui demeurent en grande majorité de petite taille. Pour 65 % d’entre eux, ils comprennent moins de 100 lits et pour un quart, moins de 50 lits. Les résultats obtenus dans la certification par la Haute Autorité de santé sont satisfaisants, mais la pérennité des équipes médicales n’est pas acquise, compte tenu des difficultés de recrutement dans les territoires urbains comme ruraux et du vieillissement des équipes de certains établissements isolés. Les UGECAM cherchent ainsi à regrouper leurs établissements pour mieux utiliser leurs réserves foncières ou mutualiser certaines fonctions entre des établissements proches. Le mouvement reste cependant lent et les résultats encore modestes. Seuls trois regroupements ont permis de constituer des centres de taille importante tout en s’accompagnant d’une baisse de capacités. Ainsi, le « pôle gériatrique rennais » (323 lits), qui regroupe un centre de soins de suite et de réadaptation polyvalent et un centre spécialisé, a été constitué avec une diminution nette de capacité par rapport aux établissements regroupés, qui avaient déjà connu des réductions graduelles. Le nouveau centre du Val-Rosay (355 lits en Rhône-Alpes) a absorbé trois petits établissements, avec une réduction de capacités de 103 places. Trois sites pédiatriques de l’union d’Île-de-France ont été regroupés en 2017 sur un seul site, à Montreuil, ce qui pourrait permettre une économie annuelle de 1,5 M€. L’UGECAM Aquitaine projette pour sa part de transférer les lits du service de soins de suite et de réadaptation polyvalent de Châteauneuf, mal situé, dans une aile du centre de La Tour de Gassies près de Bordeaux. Deux opérations de regroupement sur un même site d’un SSR et d’un EHPAD sont en préparation dans les UGECAM Centre et Aquitaine, par reconstruction complète du nouvel ensemble dans l’agglomération orléanaise et par transfert de l’EHPAD sur le site du SSR de Lormont (dans l’agglomération bordelaise). La transformation d’établissements sanitaires en établissements médico-sociaux reste l’exception. Ainsi, un établissement de soins de suite et de réadaptation de l’UGECAM Nord-Est est en cours de reconversion en structure d’hébergement pour adultes handicapés, eu égard aux surcapacités en soins de suite des différents opérateurs locaux.

  • De la discrimination en Croatie

    Les discriminations contre les membres de minorités ethniques et les Roms sont restées monnaie courante en 2016. Si le cadre législatif relatif à la prévention de la discrimination prévoyait une protection satisfaisante, il restait néanmoins très peu utilisé. La période d’instabilité politique du début de l’année a été accompagnée d’une montée de la rhétorique nationaliste et des propos haineux ciblant des groupes spécifiques, notamment les personnes d’origine serbe, les réfugiés et les migrants. Des organisations de la société civile ont constaté de plus en plus de cas dans lesquels les médias et certains représentants de l’État faisaient resurgir l’idéologie fasciste du passé en encourageant le recours à une iconographie provocante et en nourrissant plus généralement un sentiment anti-minorités. Les incitations à la discrimination, voire à la violence, envers des minorités ont rarement fait l’objet d’enquêtes. En revanche, les tribunaux ont régulièrement engagé des poursuites pour diffamation et insulte à l’honneur et à la réputation. Ces infractions étaient considérées comme des infractions graves relevant du Code pénal. Dans ces circonstances, les journalistes demeuraient exposés à des poursuites. En termes de droits des minorités ethniques, selon le HCR, environ 133 000 personnes d’origine serbe qui avaient fui la Croatie durant la guerre (soit plus de la moitié d’entre elles) avaient regagné le pays fin 2016. Le HCR a néanmoins exprimé des préoccupations quant aux obstacles auxquels se heurtent les Serbes qui tentent de récupérer leurs biens. Le nombre de personnes issues de groupes ethniques minoritaires employées dans les services publics est resté en deçà des objectifs du pays. Les personnes d’origine serbe ont rencontré des obstacles majeurs à l’emploi, tant dans le secteur public que privé. Le droit de recourir à des langues et des écritures minoritaires n’était toujours pas respecté dans certaines villes et continuait d’être politisé. Quant aux Roms, malgré les efforts des autorités pour améliorer leur intégration, ceux-ci ont continué de se heurter à des obstacles considérables qui les empêchaient d’avoir véritablement accès à l’éducation, à la santé, au logement et à l’emploi. Le HCR a dénombré 2 800 Roms qui ne disposaient pas d’un permis de séjour permanent ou temporaire et risquaient donc de devenir apatrides. Les Roms ont par ailleurs rencontré des difficultés dans l’obtention de documents d’identité, ce qui limitait leur accès aux services publics.

  • Mon rêve de pilote de chasse

    J'en rêvais, Sony l'a fait. Ah tiens, non : c'est moi qui l'ai fait. Moi qui ai réalisé un vieux rêve : effectuer un vol en avion de chasse. Récit d'une aventure hors du commun. Cela faisait quelques temps déjà que j'attendais ce jour. Et je peux vous assurer que j'ai eu beaucoup de mal à m'endormir la veille ! Mais le jour tant attendu est enfin arrivé, et c'est avec des papillons dans le ventre que je me suis rendu à l'aéroport, accompagné de ma femme. Nous sommes arrivés un peu avant midi. Ma petite femme avait apporté un pique-nique, mais je n'ai rien avalé. On m'avait conseillé d'avoir le ventre vide au moment du décollage. Nous a vons été reçus par le pilote dans une ambiance détendue. J'ai enfilé un uniforme de vol avant de rejoindre le briefing. Une petite vidéo plus tard (qui présentait les consignes de sécurité), j'ai enfin pris le chemin de l'avion, et le pilote m'a aidé à m'installer et à m'attacher au siège. J'ai l'impression pendant un instant d'être un bébé qu'on installe sur son siège de voiture. Mais alors, un sacré bébé pour un sacré voyage. Quelques minutes plus tard, l'avion est face à la piste et la tour donne son feu vert. Go ! Le départ est une claque. Si vous avez déjà volé en avion... ça n'a rien à voir. Aucun rapport avec un appareil classique. Le boucan est ahurissant, on se croirait dans une fusée. Puis l'avion décolle, et le vacarme des propulseurs se calme. Le vol devient soudain tranquille, plus calme même qu'un vol en avion civil ! Nous volons à basse altitude, ce qui amène de bonnes sensations de vitesse. Mais cela reste au final très peinard. Ce n'est cependant qu'une mise en bouche. Quelques minutes plus tard commence la partie la plus intéressante : la voltige !¨Première chose que je comprends dès le premier break : lorsque le pilote vous dit de contracter, il vaut mieux contracter ! Dès les premières secondes, je sens arriver le voile noir. Je contracte alors mes muscles le plus possible, jusqu'à ce que mon champ de vision redevienne normal. Breaks, boucles, loopings... Le pilote reste en contact avec moi, pour voir si je suis encore conscient. Il me demande à chaque fois si j'en veux plus. Comme un forain qui vous demande si vous en voulez encore. Evidemment, je réponds oui à chaque fois, même si les G sont plutôt violent à supporter. Pas moins de 5G dans certaines figures ! Lorsque je redescends de l'appareil 15 minutes plus tard, j'ai l'impression d'avoir été passé sous un rouleau compresseur. Mais je suis fier de ne pas avoir besoin du sac en papier que me tend le pilote. Voilà une expérience que je ne suis pas près d'oublier ! Retrouvez plus de renseignements sur l'organisateur de ce de baptême en L-39 à Reims.