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  • Allemagne: cinq centrales nucléaires évacuées par crainte d’un crash aérien

    Cinq centrales nucléaires ont été évacuées dans le nord de l’Allemagne suite à une perte de contact dans l’espace aérien du pays avec un avion de ligne reliant la Hongrie au Royaume-Uni et qui a duré 22 minutes. Un Boeing 787 Dreamliner d'Air India avec 239 passagers à son bord reliait la Hongrie au Royaume-Uni. Selon le quotidien Spiegel, la perte de contact d'une durée de 22 minutes avec l'avion dans l'espace aérien allemand a poussé les autorités à déclencher l'évacuation de cinq centrales nucléaires dans le nord du pays. En outre, deux Eurofighter des forces aériennes allemandes ont escorté l'avion « silencieux » jusqu'à Cologne. Une erreur technique ou humaine pourrait être à l'origine de la perte de contact. Selon le site tchèque Novinky, l'équipage de l'avion indien a cessé de répondre aux sollicitations des contrôleurs aériens alors qu'il était encore dans l'espace aérien hongrois. Il s'est avéré que l'équipage indien a éprouvé des problèmes avec les appareils de communication. Finalement, l'avion a atterri avec succès à Londres. Au cours des dernières semaines, c'est le deuxième cas de ce type impliquant un avion indien. Mi-février, un appareil d'une autre société en provenance de ce pays avait coupé le contact dans l'espace aérien tchèque. Cet incident, lui aussi, s'était terminé sans encombre: l'avion avait atterri dans un des aéroports londoniens.

  • Le « revenge porn »

    Le revenge porn, ou porno de vengeance, vient de faire l’objet d’une évaluation aux Etats-Unis. Selon cette étude [PDF] sur « la pornographie non consensuelle », réalisée par le Data & Society Research Institute et le Center for Innovative Public Health Research, 4% des internautes américains, soit environ 10,4 millions de personnes, ont été menacées de ou ont subi le partage d’images explicites sans leur consentement (l’étude porte sur des images de nudité partielle ou totale, ou sans nudité mais à caractère sexuel). 3% des internautes US ont été menacés de diffusion en ligne de photo ou de vidéo explicite d’eux sans leur accord, et 2% ont effectivement vécu une telle diffusion. Les internautes lesbiennes, gay ou bisexuels (LGB) sont bien plus exposés que ceux qui s’identifient comme hétérosexuels : 15% aux Etats-Unis disent avoir été menacés de revenge porn, et 7% que quelqu’un a réellement diffusé des images intimes contre leur gré. Amanda Lenhart, une chercheuse coauteure du rapport, déclare : « Nos découvertes montrent que des groupes particuliers – comme les jeunes adultes et les Américains lesbiennes, gay et bisexuels – ne sont pas seulement bien plus à risque d’être victimes de pornographie non consensuelle, mais qu’ils sont aussi plus exposés à expérimenter toute une variété de harcèlement et d’abus en ligne. Ça inclut d’autres types de violation de la vie privée, comme voir leur activité en ligne ou téléphonique suivie, ou avoir leurs mots de passe volés ou extorqués. » Les auteurs de porno de vengeance peuvent utiliser la menace de publication, même s’ils ne passent pas à l’acte, pour intimider ou faire chanter leurs victimes. 10% des femmes de moins de 30 ans ont déjà été menacées de publication de photos explicites. Les hommes peuvent aussi être victimes : chez les moins de 30 ans, 4% des hommes et 6% des femmes ont déjà subi la diffusion d’images nues ou quasiment nues d’eux sans leur accord. Il y a souvent un piratage dans l’histoire, même si les auteurs de l’étude soulignent ne pas pouvoir faire un lien certain : 43% des internautes victimes de revenge porn ou de menaces de diffusion avaient eu leur ordinateur ou un compte personnel piraté. Le rapport rappelle deux événements en matière de porno de vengeance : Le Celebgate, cette diffusion en 2014 d’un demi-millier d’images intimes de célébrités (presque toutes des femmes) volées sur des comptes mail ou de stockage en ligne ; son auteur a écopé en octobre de 18 mois de prison. Cette année, la campagne de harcèlement en ligne contre une actrice de « Ghostbusters » et de l’émission « Saturday Night Live », dont des images et données personnelles ont aussi été dérobées et diffusées. (le rapport aurait pu mentionner des affaires similaires en Europe, notamment en Ecosse et en Italie – où une victime s’est suicidée) L’étude a été menée à partir d’un sondage sur un échantillon représentatif de 3 002 Américains de 15 ans et plus, mené du 17 mai au 31 juillet par téléphone, en anglais et en espagnol, par Princeton Survey Research Associates International. L’étude a été financée par une subvention de la Digital Trust Foundation.

  • Protectionnisme en Laponie

    Vous aurez sans doute du mal à le croire, mais il semblerait que certains, de nos jours, croient encore aux bienfaits du protectionnisme. Vendredi dernier, on m'a ainsi expédié à Rieselka en Laponie pour participer à un colloque au cours duquel une personne a répété une rengaine que vous reconnaîtrez sans doute : notre pays se devait de préserver les usines françaises de la concurrence asiatique. Son idée était la suivante : la concurrence étrangère entraîne des faillites d’entreprises en France ; il est donc impératif que nous défendions nos industries contre cette concurrence diabolique ; à l'évidence, le protectionnisme est le seul moyen de mettre un terme à la délocalisation et à la concurrence. Cette logique est de mon point de vue une aberration, car l'on sait depuis quelques des années déjà que le protectionnisme n'a pas d'effets bénéfiques. Le protectionnisme pourrait se définir comme une politique visant à bloquer l’arrivée de produits extérieurs sur le marché français, pour la seule raison qu’ils n'ont pas fabriqués sur notre territoire. Le protectionnisme ne prête ainsi pas la moindre attention au fait que ces derniers peuvent être meilleurs pour le citoyen. Dans les faits, le protectionnisme est à la base un leurre, et ce autant pour les citoyens que pour les secteurs désirant être préservés. Les français se voient en effet empêcher l’accès aux biens étrangers. Ils sont en conséquence contraints de payer le prix fort et ont moins de choix à leur disposition. Au début, les producteurs locaux paraissent sortir gagnants. Ils sont de fait délivrés de la concurrence extérieure et ne doivent ainsi pas s'accorder au marché. Le risque est cependant qu'ils deviennent ainsi paresseux : protégés comme il les sont, ils évolueront moins. Et le jour où les mesures de protection seront abolies, ce seront eux les grands perdants. Les producteurs locaux auront pu se remettre sur pied durant un moment mais seront complètement distancés quand ils seront forcés de faire face au marché ! Heureusement, le dîner était agréable et m'a offert le prétexte parfait pour ne pas trop écouter les absurdités qui ont été exprimées à table. D'ailleurs, ce colloque était dans l'ensemble planifié aux petits oignons. Si vous voulez voir à quoi ça ressemblait, suivez le lien sur le site de l’organisateur de ce séminaire en Laponie, vous retrouvez les photos et les comptes rendus en suivant le lien.