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  • Le virtuel dans le réel

    D'ici peu, nos vies vont pas mal changer avec l'arrivée de la réalité augmentée dans notre quotidien. Et si vous pensez que cette technologie est anecdotique, il est temps de changer d'avis. J'ai en effet fait cette découverte à l'occasion d'un incentive à Washington mardi dernier, où j'ai pu essayer pour la première fois un casque de réalité augmentée. Et je dois dire que j'ai été fasciné par la chose : l'introduction du virtuel dans la réalité m'a laissé sans voix à plus d'un moment ! Jusque là, je misais en effet plus sur la réalité virtuelle. Je n'envisageais la réalité augmentée que comme un simple jouet, ou que comme un outil intéressant pour les entreprises. Mais autant vous dire que j'ai dû ravaler ma langue : ces technologies ont toutes deux leur carte à jouer dans un salon. Je dois reconnaître que depuis ce test, j'en viens même à rêver de ce que cette technologie va bouleverser lorsqu'elle prendra place dans notre quotidien. Mon fils pourra par exemple jouer avec ses Lego sur la table basse du salon sans qu'une seule brique réelle encombre la pièce (et sans qu'on marche dessus : qui a déjà marché sur une brique Lego pied nu comprendra tout l'intérêt des briques virtuelles !). Nous serons capables de façonner en toute liberté des objets virtuels dans une pièce, et de la taille qu'on souhaite. Nous pourrons décorer notre maison d'objets virtuels, à la manière de Second Life ou Sims. Les applications potentielles sont innombrables ! Je suis en tout cas convaincu que ces casques ont un avenir. En effet, les technologies les plus séduisantes tendent toujours à centraliser différents objets. Si le smartphone est devenu aussi important, c'est parce qu'il contient en un seul objet la caméra, le bouquin et la montre. Les casques de RA suivent à l'évidence le même chemin, puisqu'ils peuvent également condenser tout un tas d'objets qui emplissent notre espace, tels que : télévision, tableaux, affiches, jouets, et tellement d'autres encore. Après, se pose naturellement la question du vivre ensemble. Avec la VR comme avec la RA, nous serons encore plus isolés les uns des autres. Mais vous savez quoi ? Cette technologie ouvre bien trop de perspectives pour nous arrêter à ce regard extérieur ! Vous l'aurez compris, cet incentive à Washington m'a vraiment conquis. Cette expérience a vraiment été un très bon moment. Voilà d'ailleurs le site de l'agence qui a animé l'événement : selon moi, ils ont fait montre tout du long d'un grand professionalisme. Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de cette activité incentive aux USA.

  • L'Afrique et le paludisme

    Cette dernière décennie, les Etats africains ont consenti beaucoup d’efforts dans la lutte contre le paludisme. En absence d’un vaccin efficace, ils ont ainsi mis un accent particulier sur l’accessibilité et à l’utilisation des MII. Les MII réduisent non seulement les contacts avec les moustiques en associant une barrière physique à un effet insecticide, mais également la population des moustiques vecteurs du paludisme. La littérature existante (Lengeler, 2004) montre qu’une utilisation répandue des MII pourrait réduire de 20% la mortalité infantile. Cependant, les faibles ressources financières limitent encore dans certains pays l’accès à ces moyens de prévention du paludisme. Plusieurs auteurs (Onwujekwe et al., 2004 ; Matovu et al., 2009) ; Ye et al., 2012) montrent que par rapport aux ménages non-pauvres, les ménages pauvres ont moins accès aux MII. Pour réduire cette inégalité sociale, et sous recommandation de l’OMS, plusieurs pays endémiques ont adopté la gratuité de ces MII. La proportion des enfants de moins de 5 ans qui dorment sous la MII est ainsi passée de 2% à 68% entre 2000 et 2015 en Afrique subsaharienne (OMS, 2016). La même source indique que la mortalité associée au paludisme a diminué de 21% entre 2010 et 2015, du fait de cette large utilisation de ces moyens de prévention. Des efforts importants sont également notés du côté de l’offre de service de santé. Les pays endémiques adoptent de plus en plus de politique de traitement appropriée à travers l’approvisionnement des centres de santé en tests de diagnostic rapide et en médicaments antipaludiques (les combinaisons à base d'artémisinine - ACT -) de qualité recommandés par l’OMS. Malheureusement, une faible proportion (14%) d’enfants de moins de 5 ans souffrant d’infections palustres et soignés dans les structures de santé modernes est traitée par l’ACT, d’après le dernier rapport mondial sur la maladie. Le coût élevé des ACT (environ 8 $ à 9 $ pour le traitement d'un adulte infecté), mais aussi la qualité insuffisante de l’offre de service de santé (mauvaise gestion des stock des médicaments (ACT) et des équipements (comme les kits TDR), qualification insuffisante du personnel soignant) pourraient entre autres expliquer cette faible utilisation des ACT. Pour pallier à ces insuffisances notées dans la qualité de l’offre des services de santé, des nouvelles réformes dites « innovantes » sont apportées ces dernières années dans les systèmes de santé. Parmi ces réformes, nous citons celles apportées par le Financement Basé sur les Résultats (FBR). Le FBR est en fait une approche du système de santé axée sur les résultats, qui vise à accroitre l’utilisation des services de santé maternelle et infantile. il accorde des incitations aux prestataires de service en fonction de leur performance, évaluée sur la base de la réalisation d’un certain nombre d’indicateurs de résultats préalablement définis par les Etats eux-mêmes. C’est une politique de contrôle de l’offre de service de santé pour inciter la demande, soutenue par la Banque mondiale.