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  • Chamaillerie d'économistes

    Mardi dernier, un congrès dédié à l'économie m'a mené à Londres. Le thème de ce congrès ne présente pas grand intérêt, mais l'un des conférenciers a cependant consacré quelques minutes à répondre à une critique souvent faite aux analystes économiques : celle selon laquelle deux experts en économie ne peuvent se mettre d’accord sur le moindre sujet. L'intervenant a commencé par insister sur le fait qu'en économie, il est capital de bien différencier l’économie positive et l’économie normative. Une distinction qui va de soi pour l'économiste, mais que ne reconnaît généralement pas le grand public. Or, même si tous les économistes tombaient d’accord sur une analyse économique positive, il y aurait encore de la place pour des disputes à propos des propositions normatives, qui sont édifiées à l'aide de jugements de valeur, et donc éminemment susceptibles de diverger. La majorité des litiges entre experts réside en fait là. Pour autant, il n’est pas non plus exceptionnel de découvrir des désaccords importants (et parfois tenaces) en ce qui concerne l'économie positive. C'est que les circonstances où l‘économie peut devenir une science expérimentale sont plutôt rares, au demeurant.Il serait par exemple sans doute dispendieux de mettre au chômage la majorité de la population rien que pour voir comment l’économie se comporte dans une telle situation. Comme il est plutôt difficile d'effectuer de telles mises en situation, les économistes sont ainsi contraints de chercher à détacher divers facteurs dans les données passées. L’application de statistiques s'appuyant sur de nombreuses années assiste leur travail, mais soulève une autre complication, de taille elle aussi. Les institutions et les comportements changeant au fil des années, il est en effet possible que des données relevant d'une autre époque ne soient plus appropriées pour interpréter les comportements présents. En bref, les aléas auxquels ont affaire les économistes sont complexes et ils font de leur mieux avec les outils imparfaits qui sont entre leurs mains. Ce congrès à Londres s'est conclu sur une remarque particulièrement pertinente, à mon sens. Le conférencier concluait en effet en expliquant qu'il serait injuste de croire qu’il n'y a pas de différend majeur chez les médecins ou les physiciens. Ceux-là sont toutefois moins visibles que les différends entre économistes. Retrouvez toutes les infos sur ce séminaire entreprise à Londres en suivant le lien.

  • Avantages et inconvénients de la franchise

    Quels sont les avantages de la franchise ? Un entrepreneur qui démarre son activité en franchise a souvent plus de chance de réussir qu’en restant isolé et indépendant, car l’entrepreneur bénéficie d’une aide, d’un soutien et de conseils qui peuvent parfois lui éviter de commettre les éventuelles erreurs de gestion d’une jeune entreprise. Cependant, il n’existe aucune garantie de réussite dans le contrat de franchise et vous supportez les risques habituels d’une gestion de fonds de commerce, de la même manière qu’un indépendant. Le franchisé reste propriétaire du fonds de commerce et de la clientèle, il peut donc en disposer et le céder librement. Pour sa part, le franchiseur se réserve souvent la possibilité d’enlever ou de maintenir son enseigne en fonction des qualités d’exploitation de l’entrepreneur. Mais quels sont les inconvénients de la franchise ? L’investissement de départ lié à une création d’entreprise en franchise peut sembler plus élevé qu’une création en tant qu’entrepreneur indépendant et isolé. Bien que les frais de création soient les mêmes (achat du fonds de commerce, travaux, stocks, ...), il existe un droit d’entrée à verser au franchiseur, au titre de son étude de marché, son assistance à la création, sa présence au démarrage de l’activité. Mais cet appui évite à l’entrepreneur des dépenses qu’il aurait pu faire s’il s’était lancé seul. Certains franchiseurs peuvent aussi avoir des exigences de travaux ou d’emplacement plus spécifiques qu’un entrepreneur indépendant. En plus du droit d’entrée, il existe aussi une rétribution que doit verser le franchisé au franchiseur. Cette rétribution est calculée sur le chiffre d’affaires, et dure tant que l’enseigne ou la marque est exploitée. Elle diminue un peu la marge de l’entrepreneur mais l’usage d’une marque connue facilite le développement du chiffre d’affaires. Le sentiment de totale indépendance existe moins en franchise, puisque le franchiseur est justement là pour vous assister dans votre entreprise. De même votre approvisionnement doit souvent passer par votre franchiseur, qui peut, selon le contrat, vous imposer une exclusivité dans sa marque.