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  • Des cadeaux à l’américaine

    L’ambassade des Etats-Unis a distribué des cadeaux à 200 enfants de Mantes-la-Jolie. « Merry Christmas ! » « Jouilleux Nouèle ! » Le Père-Noël a l’accent américain mais les enfants qui se succèdent sur la scène du cinéma de Mantes-la-Jolie ne s’en soucient guère. Ce jeudi, 200 bambins sont venus retirer les cadeaux offerts par l’ambassade des Etats-Unis aux petits mantais. Ils les reçoivent des mains de cinq Marines en uniforme. Le crâne rasé, le port raide, les soldats tentent quelques mots en Français et offrent les présents aux enfants. « Mon fils Maxence est content. C’est vraiment un beau geste et une belle opération », témoigne Maxime, un père de famille de Mantes-la-Ville. La plupart de ces jeunes ont été repérés par les associations locales qui viennent en famille dans le besoin. Ils ont fait l’objet d’une véritable chaîne de solidarité : le cinéma Méga CGR a ouvert sa salle pour les accueillir et la Fox, grâce à Houria Arkat, l’une de ses salariées originaire de Mantes-la-Jolie, a offert la diffusion d’un dessin animé. Enfin, deux chefs d’orchestre ont œuvré à l’organisation de cet événement : l’ambassade américaine et le site d’actualité locale Mantes-actu. « L’objectif, c’est d’offrir un cadeau à un maximum d’enfants. Tout le monde a droit à Noël », témoigne Aboubakry N’diaye, cofondateur et rédacteur en chef du site. Quant à l’ambassade américaine à Paris, elle répond, à Mantes-la-Jolie, à une tradition vieille de 70 ans baptisée Toys for Tots (des jouets pour les bébés) : chaque année, les Marines offrent des cadeaux aux enfants partout dans le monde. « En France, nous avons choisi Mantes-la-Jolie, explique Brian Bauer, attaché culturel de l’ambassade des Etats-Unis à Paris. C’est d’ailleurs la deuxième fois que nous y venons ! » L’opération permet aussi aux Américains de faire passer, à l’étranger, un message positif sur leurs armées. Ce seront les seuls militaires que les enfants auront pu approcher.

  • Chamaillerie d'économistes

    Mardi dernier, un congrès dédié à l'économie m'a mené à Londres. Le thème de ce congrès ne présente pas grand intérêt, mais l'un des conférenciers a cependant consacré quelques minutes à répondre à une critique souvent faite aux analystes économiques : celle selon laquelle deux experts en économie ne peuvent se mettre d’accord sur le moindre sujet. L'intervenant a commencé par insister sur le fait qu'en économie, il est capital de bien différencier l’économie positive et l’économie normative. Une distinction qui va de soi pour l'économiste, mais que ne reconnaît généralement pas le grand public. Or, même si tous les économistes tombaient d’accord sur une analyse économique positive, il y aurait encore de la place pour des disputes à propos des propositions normatives, qui sont édifiées à l'aide de jugements de valeur, et donc éminemment susceptibles de diverger. La majorité des litiges entre experts réside en fait là. Pour autant, il n’est pas non plus exceptionnel de découvrir des désaccords importants (et parfois tenaces) en ce qui concerne l'économie positive. C'est que les circonstances où l‘économie peut devenir une science expérimentale sont plutôt rares, au demeurant.Il serait par exemple sans doute dispendieux de mettre au chômage la majorité de la population rien que pour voir comment l’économie se comporte dans une telle situation. Comme il est plutôt difficile d'effectuer de telles mises en situation, les économistes sont ainsi contraints de chercher à détacher divers facteurs dans les données passées. L’application de statistiques s'appuyant sur de nombreuses années assiste leur travail, mais soulève une autre complication, de taille elle aussi. Les institutions et les comportements changeant au fil des années, il est en effet possible que des données relevant d'une autre époque ne soient plus appropriées pour interpréter les comportements présents. En bref, les aléas auxquels ont affaire les économistes sont complexes et ils font de leur mieux avec les outils imparfaits qui sont entre leurs mains. Ce congrès à Londres s'est conclu sur une remarque particulièrement pertinente, à mon sens. Le conférencier concluait en effet en expliquant qu'il serait injuste de croire qu’il n'y a pas de différend majeur chez les médecins ou les physiciens. Ceux-là sont toutefois moins visibles que les différends entre économistes. Retrouvez toutes les infos sur ce séminaire entreprise à Londres en suivant le lien.

  • Avantages et inconvénients de la franchise

    Quels sont les avantages de la franchise ? Un entrepreneur qui démarre son activité en franchise a souvent plus de chance de réussir qu’en restant isolé et indépendant, car l’entrepreneur bénéficie d’une aide, d’un soutien et de conseils qui peuvent parfois lui éviter de commettre les éventuelles erreurs de gestion d’une jeune entreprise. Cependant, il n’existe aucune garantie de réussite dans le contrat de franchise et vous supportez les risques habituels d’une gestion de fonds de commerce, de la même manière qu’un indépendant. Le franchisé reste propriétaire du fonds de commerce et de la clientèle, il peut donc en disposer et le céder librement. Pour sa part, le franchiseur se réserve souvent la possibilité d’enlever ou de maintenir son enseigne en fonction des qualités d’exploitation de l’entrepreneur. Mais quels sont les inconvénients de la franchise ? L’investissement de départ lié à une création d’entreprise en franchise peut sembler plus élevé qu’une création en tant qu’entrepreneur indépendant et isolé. Bien que les frais de création soient les mêmes (achat du fonds de commerce, travaux, stocks, ...), il existe un droit d’entrée à verser au franchiseur, au titre de son étude de marché, son assistance à la création, sa présence au démarrage de l’activité. Mais cet appui évite à l’entrepreneur des dépenses qu’il aurait pu faire s’il s’était lancé seul. Certains franchiseurs peuvent aussi avoir des exigences de travaux ou d’emplacement plus spécifiques qu’un entrepreneur indépendant. En plus du droit d’entrée, il existe aussi une rétribution que doit verser le franchisé au franchiseur. Cette rétribution est calculée sur le chiffre d’affaires, et dure tant que l’enseigne ou la marque est exploitée. Elle diminue un peu la marge de l’entrepreneur mais l’usage d’une marque connue facilite le développement du chiffre d’affaires. Le sentiment de totale indépendance existe moins en franchise, puisque le franchiseur est justement là pour vous assister dans votre entreprise. De même votre approvisionnement doit souvent passer par votre franchiseur, qui peut, selon le contrat, vous imposer une exclusivité dans sa marque.