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  • Mon rêve de pilote de chasse

    J'en rêvais, Sony l'a fait. Ah tiens, non : c'est moi qui l'ai fait. Moi qui ai réalisé un vieux rêve : effectuer un vol en avion de chasse. Récit d'une aventure hors du commun. Cela faisait quelques temps déjà que j'attendais ce jour. Et je peux vous assurer que j'ai eu beaucoup de mal à m'endormir la veille ! Mais le jour tant attendu est enfin arrivé, et c'est avec des papillons dans le ventre que je me suis rendu à l'aéroport, accompagné de ma femme. Nous sommes arrivés un peu avant midi. Ma petite femme avait apporté un pique-nique, mais je n'ai rien avalé. On m'avait conseillé d'avoir le ventre vide au moment du décollage. Nous a vons été reçus par le pilote dans une ambiance détendue. J'ai enfilé un uniforme de vol avant de rejoindre le briefing. Une petite vidéo plus tard (qui présentait les consignes de sécurité), j'ai enfin pris le chemin de l'avion, et le pilote m'a aidé à m'installer et à m'attacher au siège. J'ai l'impression pendant un instant d'être un bébé qu'on installe sur son siège de voiture. Mais alors, un sacré bébé pour un sacré voyage. Quelques minutes plus tard, l'avion est face à la piste et la tour donne son feu vert. Go ! Le départ est une claque. Si vous avez déjà volé en avion... ça n'a rien à voir. Aucun rapport avec un appareil classique. Le boucan est ahurissant, on se croirait dans une fusée. Puis l'avion décolle, et le vacarme des propulseurs se calme. Le vol devient soudain tranquille, plus calme même qu'un vol en avion civil ! Nous volons à basse altitude, ce qui amène de bonnes sensations de vitesse. Mais cela reste au final très peinard. Ce n'est cependant qu'une mise en bouche. Quelques minutes plus tard commence la partie la plus intéressante : la voltige !¨Première chose que je comprends dès le premier break : lorsque le pilote vous dit de contracter, il vaut mieux contracter ! Dès les premières secondes, je sens arriver le voile noir. Je contracte alors mes muscles le plus possible, jusqu'à ce que mon champ de vision redevienne normal. Breaks, boucles, loopings... Le pilote reste en contact avec moi, pour voir si je suis encore conscient. Il me demande à chaque fois si j'en veux plus. Comme un forain qui vous demande si vous en voulez encore. Evidemment, je réponds oui à chaque fois, même si les G sont plutôt violent à supporter. Pas moins de 5G dans certaines figures ! Lorsque je redescends de l'appareil 15 minutes plus tard, j'ai l'impression d'avoir été passé sous un rouleau compresseur. Mais je suis fier de ne pas avoir besoin du sac en papier que me tend le pilote. Voilà une expérience que je ne suis pas près d'oublier ! Retrouvez plus de renseignements sur l'organisateur de ce de baptême en L-39 à Reims.

  • Une planète inhabitable

    Les dystopies climatiques inondent la culture populaire, provoquant chez certains d'entre nous une forme d'angoisse du lendemain, ou de l'été qui vient. David Wallace-Wells nous apprend aujourd'hui dans le New York Magazine que ces craintes sont en deçà de la réalité. «La plupart des gens parlent comme si Miami et le Bangladesh avaient une chance de survivre, écrit-il en introduction. La plupart des scientifiques à qui j'ai parlé estiment que nous les perdrons d'ici la fin du siècle, même si nous arrêtons de consommer des énergies fossiles dans la décennie qui vient.» Dans cette enquête fascinante, il dresse ensuite la liste des menaces directes et concrètes à l'égard de l'homme, des menaces qui pourraient apparaître avant la fin du siècle. Par exemple, la température du thermomètre mouillé, une mesure de l'évaporation d'eau dans une parcelle d'air, est sur le point d'atteindre un seuil critique. «Même si nous atteignons le seuil des deux degrés de réchauffement prévus par les Accords de Paris, des villes comme Karachi ou Calcutta deviendront inhabitables, subissant chaque année des vagues mortelles de chaleur comme celles qui les ont paralysées en 2015. Si on atteint quatre degrés d'augmentation, la vague de chaleur mortelle qui a frappé l'Europe en 2003, et qui a tué 2.000 personnes par jour, deviendra un été normal.» Les stocks de nourritures pourraient aussi être affectés à travers le monde. Les sécheresses transformeront les terres cultivées les plus importantes en déserts: on estime que, d'ici 2080, si rien n'est fait pour réduire les émissions, le sud de l'Europe pourrait, entre autres régions, voir ses terres mourir. Aujourd'hui, 10.000 personnes meurent chaque année à cause de l'air pollué, et plus de 330.000 à cause de la fumée provoquée par les incendies. La forêt amazonienne, pourtant tropicale, pourrait devenir si sèche que des feux se propageraient sans peine et détruiraient une grande partie de sa surface. Quand on sait que la forêt fournit 20% de notre oxygène, il est difficile de ne pas être inquiet. Les océans aussi seront bientôt dangereux, et pas seulement parce que le niveau de l'eau va augmenter. Le carbone contenu dans les océans et les mers représentent un tiers du total sur la planète et engendre une acidification de l'eau. Cela va augmenter la température de l'eau et menacer de nombreuses espèces. Saviez-vous également que l'Arctique renferme dans sa glace des maladies qui n'ont pas parcouru l'air depuis des millions d'années? Des scientifiques ont également découvert il y a peu des traces de peste bubonique, de varioles, et même de cette grippe qui a tué plus de cent millions de personnes au début du XXe siècle. La fonte des glaces pourrait libérer ces maladies. L'année dernière, un garçon est ainsi mort à cause de l'anthrax qui avait déjà contaminé et tué un cerf il y a plus de soixante-dix ans. Ce dernier est remonté à la surface à cause de la fonte du permafrost.

  • J'aime l'Angleterre

    Alors bon, je n'ai pas vraiment fait un voyage en chaussons, comme vous vous en doutez (enfin, j'espère, sinon vous me prenez pour bien plus sonné que je ne le suis :-p). Mais le voyage dont je vais parler aujourd'hui était tout de même bien plus confort que ceux auxquels je suis habitué. En effet, quand ma femme et moi partons en voyage, nous avons généralement pour habitude de nous débrouiller de A à Z. En clair, on part à l'aventure, et on décide une fois sur place ce qu'on va faire. Mais récemment, nous nous sommes laissés tentés par un voyage de groupe en Angleterre, et je dois avouer que j'ai beaucoup apprécié le côté reposant qu'il y a à être cadré. Le plus grand avantage, à mon sens, c'est de ne plus avoir autant de responsabilités et de décisions à prendre. Pour une fois, mon épouse et moi n'avons pas perdu de temps à décider de ce que nous allions faire. Parce qu'habituellement, c'est plutôt comme ça : « Qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui ? » « Aucune idée. Et toi ? » « C'est moi qui ai posé la question le premier ». Du coup, entre flemme et hésitations métaphysiques, on ne profite pas pleinement de tout ce qu'il y a à voir et à faire. Dans un voyage de groupe, au moins, il y a un planning agencé. Il y a une heure de départ qui ne permet par exemple pas à votre dulcinée de traînasser au lit toute la matinée pendant que vous tournez comme un lion en cage, impatient à l'idée de commencer enfin la journée ! Toute ressemblance avec des événements ou des personnes existantes est absolument non fortuite. Le voyage de groupe ne remplacera à mon sens jamais le voyage individuel : je continue de penser que voyager de façon autonome permet de profiter davantage de la culture du pays. Mais je dois admettre que, de temps à autre, c'est agréable. C'est en tout cas une expérience intéressante à faire au moins une fois ! A lire sur le site internet de Voyage Groupe en Angleterre.